Une présentation de cas clinique doit permettre de comprendre la situation, le raisonnement et la question à discuter. Son organisation dépend du contexte : transmission de soins, réunion clinique, enseignement ou congrès.
Un plan commun peut faciliter la lecture, mais il ne remplace pas le jugement clinique. Les informations urgentes et la demande adressée à l’équipe doivent être immédiatement identifiables.
Voici une trame à adapter aux consignes du service ou de l’événement, puis une méthode de préparation du support avec Presenti dans un cadre d’utilisation autorisé.

Partie 1. Adapter la structure au contexte clinique ou pédagogique
Commencez par définir le but de la présentation. Un cas pédagogique peut laisser un temps de réflexion sur les hypothèses ; une transmission de soins doit communiquer sans délai la situation actuelle et la demande.
Dans un échange clinique bref, une structure telle que SBAR — situation, contexte, évaluation, recommandation — peut être utilisée selon les pratiques de l’établissement. Elle diffère du récit détaillé d’un cas destiné à l’enseignement.
Il n’est donc pas nécessaire de cacher systématiquement le diagnostic jusqu’à la fin. Présentez les conclusions connues et les incertitudes au moment utile pour le destinataire, sans créer artificiellement du suspense dans une décision de soins.
Pour un congrès ou une publication, suivez les consignes du format demandé. Les recommandations CARE peuvent aider à préparer un compte rendu de cas, mais elles ne constituent pas un ordre obligatoire pour toute présentation orale.
Partie 2. Une trame pour organiser les informations
La trame suivante couvre les informations fréquemment utiles. Adaptez l’ordre et le détail au contexte et à la question clinique.
1. Contexte et motif. Présentez les caractéristiques pertinentes du patient, le motif de consultation ou d’hospitalisation et la question discutée. Pour un support pédagogique ou externe, limitez les éléments identifiants selon le cadre autorisé ; écrire « Monsieur X » ne suffit pas à rendre un cas anonyme.
2. Histoire de la maladie. Retracez le début des symptômes, leur évolution, les événements et les prises en charge utiles à la compréhension. Signalez les informations manquantes ou contradictoires plutôt que de les compléter par supposition.
3. Antécédents, traitements et contexte de vie. Sélectionnez les éléments pertinents pour le cas, avec les traitements habituels et les allergies lorsqu’ils sont utiles. La pertinence doit être appréciée par le professionnel ; elle ne se déduit pas d’une règle générale de mise en page.
4. Examen clinique. Présentez les constatations et leur date, notamment les constantes pertinentes. Incluez les signes présents et absents qui soutiennent le raisonnement, sans ajouter un résultat non documenté.
5. Examens complémentaires. Sélectionnez les résultats utiles à l’analyse, qu’ils soient normaux ou anormaux. Indiquez les unités, les dates et les références nécessaires à l’interprétation. Gardez le détail disponible si la discussion l’exige.
6. Synthèse, prise en charge et évolution. Résumez le problème, les hypothèses ou le diagnostic retenu, les éléments qui les soutiennent et les incertitudes. Présentez les interventions réalisées, l’évolution et la question restant à discuter.
Partie 3. Utiliser Presenti pour préparer la mise en page
Presenti est un outil généraliste de création de présentations. Il peut aider à mettre en page un contenu préparé et autorisé, sans valider le diagnostic ni la conduite à tenir.
Les crédits gratuits permettent un essai limité. Avant tout usage professionnel, vérifiez que le service et les données envisagées sont autorisés par l’établissement, ainsi que les fonctions incluses dans votre offre.
Choisissez un modèle sobre laissant de la place aux dates, aux unités et aux légendes. La lisibilité dépend du contenu ajouté et du dispositif de projection, pas seulement du thème choisi.
Partir d’un texte. Préparez une synthèse autorisée avant de la coller. Ne transférez pas directement un compte rendu du dossier patient informatisé dans un service généraliste sans le cadre requis par votre établissement.

Importer un document. Si votre offre prend en charge le format, utilisez un document dont le partage est autorisé. Vérifiez les citations et les informations reprises ; un protocole ou un article ne doit pas être résumé au point d’en modifier le sens.

Partir d’un sujet pédagogique. Vous pouvez demander une trame, puis la compléter avec des sources validées. Si l’exemple est fictif, indiquez-le et ne présentez pas les données générées comme celles d’un patient réel.

Partie 4. Préparer le support en trois étapes
Les étapes suivantes concernent un contenu dont l’utilisation dans l’outil a été autorisée. Préparez les données et les images avant de commencer la mise en page.
Étape 1 : organiser le contenu. Fournissez le plan et les informations préparées, puis comparez chaque diapositive à la source. Vérifiez les termes médicaux, la chronologie, les unités et les négations. Ne comptez pas sur l’IA pour classer correctement tous les éléments.
Étape 2 : présenter les mesures. Un tableau ou une courbe peut montrer une évolution. Renseignez les dates et les unités, puis vérifiez chaque valeur. N’attribuez pas à l’outil un repérage automatique fiable des résultats pathologiques.

Étape 3 : ajouter les images autorisées. Utilisez des images préparées selon la procédure de l’établissement. Contrôlez les légendes et la résolution. Une annotation peut attirer l’attention sur un élément, sans masquer une partie utile à l’interprétation ni modifier le sens de l’image.

Partie 5. Vérifier le support avant sa diffusion
Avant la présentation, vérifiez le contenu médical, les informations partagées et la façon dont le support sera diffusé.
1. Relire le raisonnement et les données
Une génération par IA peut omettre, déplacer ou inventer une information. Comparez le support au dossier ou aux sources dans l’environnement autorisé. Vérifiez notamment les traitements, les doses si elles figurent dans le cas, les unités, les dates et les hypothèses. Faites relire le contenu selon l’organisation du service.
2. Rendre la chronologie visible
Un tableau ou une frise peut réunir les événements importants. Utilisez des dates ou des repères relatifs cohérents, par exemple début des symptômes, consultation et admission. Distinguez les faits observés des informations rapportées ; la mise en page ne doit pas suggérer une causalité non établie.

3. Préparer la confidentialité avant le partage
Un rectangle placé sur un nom n’est pas une anonymisation fiable : le texte, l’image d’origine ou les métadonnées peuvent rester accessibles. Les images médicales, notamment DICOM, doivent être préparées avec les outils et procédures appropriés avant tout transfert. Vérifiez aussi les éléments indirectement identifiants et les autorisations ou consentements requis pour la diffusion prévue. Presenti ne doit pas être présenté comme un outil garantissant cette conformité.

4. Séparer la question de sa discussion
Pour un enseignement, montrez d’abord la question et l’image pertinente, puis la correction sur une autre diapositive. Laissez un temps de réflexion et discutez les arguments. Cela évite de dépendre d’un effet de révélation non vérifié et ne retarde pas la transmission d’une information nécessaire aux soins.
Conclusion
Une présentation de cas clinique claire rend la situation, les éléments du raisonnement et les incertitudes faciles à discuter. Son plan doit rester adapté au contexte et aux consignes du service ou de l’événement.
Un outil de mise en page peut faciliter la préparation du support, mais il ne garantit ni l’exactitude médicale ni la protection des données. Ces vérifications doivent être organisées avant la diffusion.
Préparez les sources et le cadre de partage, puis relisez le fichier final et répétez la présentation. Gardez les données complémentaires disponibles dans l’environnement autorisé.