Une présentation d’analyse des opportunités gagnées et perdues doit expliquer quelles opportunités ont été clôturées, ce que les acheteurs ont choisi et quelles explications les éléments recueillis permettent de retenir. Commencez par définir les affaires que vous comptez. Comparez ensuite les motifs enregistrés aux propos des acheteurs avant de recommander un changement de prix, de positionnement ou de méthode commerciale.
L’exemple ci-dessous suit 24 dossiers fictifs dans une revue commerciale interne. Il propose un tableau de cohorte, une comparaison des motifs et deux diapositives à adapter. Une fois l’analyse établie, utilisez Presenti pour transformer votre texte en brouillon de présentation. Les chiffres et les interprétations doivent venir de votre brief : un générateur de diapositives ne peut pas établir pourquoi un acheteur a pris sa décision.

Définissez les affaires avant de présenter le taux de réussite
Imaginons qu’une équipe commerciale étudie les opportunités clôturées au cours d’un trimestre. Elle trouve 24 dossiers : 10 ventes gagnées, 8 achats réalisés auprès d’un autre fournisseur, 4 cas sans achat et 2 dossiers écartés avant de devenir des opportunités qualifiées. Ces données sont inventées à des fins pédagogiques ; ce ne sont pas des résultats de clients de Presenti.
Sélectionnez la cohorte à partir de la date de clôture. Ne mélangez pas les opportunités créées ce trimestre avec d’anciennes opportunités clôturées ce trimestre. Laissez les opportunités encore ouvertes hors du tableau. Définissez ce que signifie « qualifiée » avant d’examiner les résultats : retirer après coup les affaires infructueuses embellirait le taux sans améliorer les ventes.
| Issue | Dossiers | Inclus dans la cohorte des opportunités qualifiées et clôturées ? |
|---|---|---|
| Vente gagnée : l’acheteur a choisi l’équipe | 10 | Oui |
| Perte face à un concurrent : un autre fournisseur a été choisi | 8 | Oui |
| Absence de décision d’achat : aucun achat effectué | 4 | Oui |
| Dossier écarté avant qualification | 2 | Non ; présenté séparément |
| Ensemble des dossiers clôturés | 24 | 22 qualifiés ; 2 exclus |
Pour cette revue, le taux de réussite principal est de 10 ÷ 22 = 45,5 %. Il inclut les quatre opportunités qualifiées qui se sont terminées sans achat. Si la question est précisément « Lorsqu’un acheteur a choisi un fournisseur, à quelle fréquence nous a-t-il retenus ? », la réponse devient 10 ÷ 18 = 55,6 %. Il s’agit d’un autre indicateur, conditionnel : il exclut les cas sans décision d’achat.
Les deux calculs sont utiles s’ils sont clairement nommés. Passer de 45,5 % à 55,6 % sans expliquer le dénominateur induit en erreur. Précisez également qu’il s’agit d’un comptage d’affaires, sans pondération par le chiffre d’affaires. Un gros contrat et un petit contrat comptent chacun pour une opportunité.
Réservez une place aux cas sans achat
Un graphique bicolore « gagné/perdu » masquerait une distinction importante. Huit acheteurs ont choisi une autre solution ; quatre n’ont rien acheté. Une comparaison concurrentielle peut aider à comprendre le premier groupe. Pour le second, les bonnes questions peuvent concerner la priorité du projet, son financement, son calendrier ou l’autorité nécessaire pour avancer.
Utilisez trois barres légendées pour les 22 opportunités qualifiées : 10 gagnées, 8 attribuées à un concurrent, 4 sans achat. Placez « 2 exclusions avant qualification » à côté du graphique plutôt que d’en faire une quatrième partie de la même cohorte qualifiée. La relation reste ainsi visible sans obliger le public à déchiffrer une note.
Avec seulement 22 dossiers qualifiés, commencez par les effectifs. Une seule affaire modifie sensiblement le taux. Vous pouvez comparer une période antérieure si la règle de qualification, la fenêtre de clôture et les définitions des issues sont identiques. Sinon, expliquez le changement de périmètre au lieu de présenter la différence comme une amélioration commerciale.
Comparez le motif enregistré avec le récit de l’acheteur
Le motif de perte enregistré dans le CRM est un point de départ utile, mais il réduit une conversation à une étiquette. Le tutoriel de reporting de Salesforce distingue résultats, motifs de perte et comparaisons concurrentielles. Gardez aussi ces questions séparées dans la présentation : que s’est-il passé, qu’a-t-on enregistré et que sait-on de l’explication ?
Dans cette revue fictive, trois dossiers non gagnés, sélectionnés pour l’exemple, portent le motif « prix ». Deux appartiennent aux huit pertes face à un concurrent ; le troisième fait partie des quatre cas sans achat. Les résumés suivants sont inventés, et non des citations d’entretiens réels.
| Dossier et issue | Récit de l’acheteur dans l’exemple | Ce que la présentation peut affirmer |
|---|---|---|
| L02 — perte face à un concurrent | L’acheteur a retenu un devis moins cher couvrant les mêmes besoins déclarés. | Le prix proposé semble pertinent ici. Vérifiez que le déploiement et les prestations étaient comparables. |
| L05 — perte face à un concurrent | L’acheteur prévoyait moins de travail de déploiement en interne avec l’autre fournisseur. | Le récit pointe l’effort d’adoption. Une baisse du prix de licence ne répondrait pas nécessairement à cette préoccupation. |
| N03 — absence d’achat | Le financement a été gelé avant l’autorisation de tout achat. | L’achat n’a pas abouti. Cela ne prouve pas qu’un concurrent a proposé un prix inférieur. |
Ne transformez pas ces trois récits sélectionnés en « un tiers des acheteurs se préoccupent du déploiement ». Ils ne constituent ni un échantillon représentatif des 22 opportunités ni une explication complète des 12 dossiers non gagnés. Ils montrent qu’un même motif peut recouvrir des situations différentes.
Conservez le motif initial et ajoutez le récit de l’acheteur à côté, avec sa source et sa date. Le souvenir d’un commercial, un entretien avec l’acheteur et un document d’achat apportent des éléments de nature différente. En cas de désaccord, gardez-en la trace dans vos notes de travail et limitez la portée de l’affirmation sur la diapositive. Il n’est pas nécessaire de résoudre chaque divergence pour présenter une distinction utile.
Rédigez deux diapositives compréhensibles sans commentaire
La première diapositive établit la répartition des résultats. La seconde explique un constat qui mérite une action. Un titre formulé comme une phrase aide le public à suivre le raisonnement sans lire un long exposé méthodologique.
Diapositive 1 : « Quatre opportunités qualifiées se sont terminées sans achat »
Affichez les trois barres : 10 gagnées, 8 attribuées à un concurrent, 4 sans achat. En dessous, écrivez : « 22 opportunités qualifiées clôturées ce trimestre ; 2 exclusions avant qualification présentées séparément. Taux de réussite : 10/22, soit 45,5 %. » N’ajoutez le taux conditionnel en cas de choix d’un fournisseur, 10/18 soit 55,6 %, que si la réunion a besoin de cette comparaison.
Votre commentaire peut rester bref : « Un tiers de nos 12 dossiers non gagnés n’ont donné lieu à aucun achat. Nous devons les comprendre séparément des acheteurs qui ont retenu un autre fournisseur. » Il s’agit de quatre dossiers sur douze non gagnés, et non de quatre sur l’ensemble des opportunités.
Diapositive 2 : « Le motif “prix” recouvre trois situations différentes »
Utilisez trois encadrés courts pour L02, L05 et N03. Chacun doit indiquer l’issue, le résumé du récit de l’acheteur et la question qu’il soulève. Gardez la mention « Exemples sélectionnés ; pas une estimation de fréquence » sur la diapositive : elle restera exacte si quelqu’un la transmet sans votre commentaire.
La recommandation doit rester proportionnée aux éléments disponibles : examiner les devis comparables pour L02, étudier l’effort d’adoption pour L05 et comprendre le parcours d’autorisation pour N03. Ces éléments ne justifient ni une baisse générale des prix ni l’affirmation que le déploiement constitue le principal facteur de perte de l’équipe.

Choisissez une investigation précise plutôt qu’une explication générale
Le résultat utile de cette revue est une question mieux posée. Dans l’exemple, un responsable des opérations commerciales pourrait rapprocher les quatre cas sans achat du calendrier d’autorisation des acheteurs. Un responsable du marketing produit pourrait comparer les attentes de déploiement de L05 à celles d’une vente récente dans laquelle cet effort avait aussi été discuté.
Étudier les ventes gagnées compte aussi. Si les acheteurs des affaires gagnées comme perdues mentionnent l’effort de déploiement, cette seule mention n’explique pas l’issue. Demandez ce que l’acheteur attendait, ce que l’équipe a démontré et quel compromis il a accepté. Conservez les cas qui contredisent votre première interprétation.
Pour chaque suite à donner, nommez un responsable, une source à obtenir et la décision que l’information pourrait modifier. Par exemple : « Le marketing produit comparera les attentes de déploiement de l’acheteur avec la proposition et les notes de démonstration de L05 avant de modifier le message sur l’adoption. » C’est plus utile que « Améliorer l’intégration des clients », car l’inconnue est explicite.
Les constats confirmés pourront ensuite alimenter une présentation de stratégie commerciale (guide en anglais). Séparez cette planification plus large de la présente revue : choisir le marché, les moyens humains et les objectifs du trimestre suivant exige davantage qu’un petit groupe d’opportunités clôturées.
Transformez l’analyse en diapositives sans en perdre le sens
Préparez un court brief avec la définition de la cohorte, le tableau des résultats, les trois dossiers d’exemple et les deux titres de diapositives. Retirez les noms des acheteurs, leurs coordonnées, le contenu des contrats et toute autre information confidentielle inutile à la présentation.
Pour le brouillon, précisez : « Utilise les 22 opportunités qualifiées et clôturées comme dénominateur principal. Présente les 2 exclusions antérieures séparément. Conserve 10/18 comme mesure conditionnelle, pas comme taux principal. Identifie les trois récits d’acheteurs comme des exemples fictifs sélectionnés. N’infère pas d’autres motifs et ne recommande pas de remise. » Ces consignes préservent l’analyse tout en laissant de la liberté à la mise en page.
Lors de la retouche des diapositives, placez les dénominateurs près des pourcentages et les identifiants des dossiers près des résumés des éléments recueillis. Si un tableau est trop dense, répartissez-le sur deux diapositives plutôt que de supprimer la colonne des issues. Le diaporama final doit permettre de distinguer un résultat enregistré, l’explication d’un acheteur et la prochaine question, même après la réunion.